Rumeurs d’alliance entre PSA et General Motors

PSA Peugeot Citroën s’apprêterait-il à faire alliance avec le géant américain General Motors ? Deux médias financiers, le Financial Times et La Tribune en France ont relayé la rumeur de discussions très avancées entre les deux constructeurs concernant la question d’une alliance. Les deux marques attendraient le moment opportun pour annoncer ce rapprochement stratégique, à savoir le salon de l’automobile de Genève qui aura lieu au mois de mars. L’alliance avec General Motors semble des plus pertinentes, les deux groupes sont confrontés à des difficultés sur le marché européen ou Peugeot enregistre des pertes de même qu’Opel qui appartient à General Motors. Les pertes sont très conséquentes pour Opel avec près de 747 millions de dollars contre 92 millions d’euros concernant PSA. Les analystes se montrent enthousiastes concernant cette alliance qui permettrait aux deux groupes de mutualiser leurs moyens notamment dans la recherche et le développement et dans les plates-formes des véhicules. La question qui reste en suspens concerne la nature du rapprochement entre les deux constructeurs. S’agira-t-il d’une simple coopération ou d’une alliance en bonne et due forme incluant une fusion entre les deux groupes et une seule et même direction ? Les actionnaires de PSA, notamment la famille Peugeot refuse d’envisager de perdre leur indépendance, détenant 31 % du capital de l’entreprise leur accord est indispensable pour toute fusion avec un autre constructeur. General Motors, malgré ses pertes importantes en Europe semble en meilleure position dans la négociation que PSA qui n’a pas comme son homologue américain une implantation internationale digne de ce nom notamment dans les pays émergents et surtout aux États-Unis ou PSA Peugeot Citroën est complètement inconnu des consommateurs.
En cas de rapprochement qui dépasse l’ordre du symbolique, une restructuration très importante pour la nouvelle entité sera indispensable. Des licenciements semblent inévitables tant les capacités des deux constructeurs sont beaucoup trop élevées sur un continent européen à la croissance très faible. L’état français a déjà réagi aux rumeurs en indiquant qu’il se montrera intraitable sur le front de l’emploi, de surcroit dans ce contexte de crise économique. Le jour de l’annonce de cette rumeur, l’action PSA s’est appréciée de plus de 15 % sur le marché boursier parisien, les investisseurs semblent voir d’un très bon œil ce rapprochement, la consolidation du secteur semble inéluctable dans un marché ou chasser en meute semble indispensable pour espérer une croissance solide et durable.